Alors que la transition énergétique s’accélère, les propriétaires et gestionnaires de bâtiments tertiaires font face à une échéance cruciale en 2025. La mise en œuvre des valeurs absolues du décret tertiaire représente un tournant majeur dans la réglementation énergétique française. Ces nouvelles exigences, introduites par une série d’arrêtés ministériels, transforment radicalement l’approche de la performance énergétique pour des milliers d’établissements. Vous cherchez à comprendre comment ces seuils de consommation impacteront votre patrimoine immobilier ?
Dans cet article, nous décryptons pour vous tout ce que vous devez savoir sur les valeurs absolues du décret tertiaire pour 2025. Nous examinerons les fondements de cette méthode de calcul, les différences essentielles avec le système des valeurs relatives, et les implications concrètes pour chaque secteur d’activité. Notre guide vous accompagnera pas à pas vers la mise en conformité de vos bâtiments, en identifiant les actions prioritaires à mettre en œuvre dès maintenant pour répondre aux obligations de performance énergétique qui s’imposeront à vous dans moins d’un an.
Un webinaire éclairant sur les enjeux du décret tertiaire
Pour approfondir votre compréhension des valeurs absolues du décret tertiaire, nous vous proposons de visionner ce webinaire informatif réalisé par GreenToday. Cette présentation datant du 6 juillet 2021 aborde précisément la question centrale qui se pose à de nombreux gestionnaires : faut-il privilégier la méthode des valeurs relatives ou celle des valeurs absolues pour se conformer à la réglementation? Les intervenants y détaillent les avantages et inconvénients de chaque approche, ainsi que les stratégies à adopter selon la typologie de vos bâtiments. Ce contenu pédagogique trouvé sur le web complète parfaitement notre analyse et vous aidera à orienter votre stratégie de mise en conformité. Nous précisons que cette vidéo n’est pas la propriété de notre blog mais constitue une ressource externe que nous avons sélectionnée pour sa pertinence.
Décryptage du décret tertiaire et de ses obligations en 2025
En 2025, le décret tertiaire franchit une étape cruciale avec l’entrée en vigueur de nouvelles exigences qui bouleversent le paysage réglementaire pour les propriétaires et gestionnaires de bâtiments tertiaires. Comprendre ces obligations est désormais essentiel pour anticiper les actions à mettre en œuvre.
Les fondements du décret tertiaire
Le décret tertiaire, officiellement nommé “Décret n° 2019-771 du 23 juillet 2019”, s’inscrit dans la stratégie nationale de transition énergétique. Il impose une réduction progressive des consommations d’énergie dans les bâtiments à usage tertiaire de plus de 1000 m². Les échéances sont clairement définies : -40% d’ici 2030, -50% d’ici 2040 et -60% d’ici 2050, par rapport à une année de référence qui ne peut être antérieure à 2010.
La plateforme OPERAT (Observatoire de la Performance Énergétique, de la Rénovation et des Actions du Tertiaire) constitue l’outil central de suivi et de déclaration. Les assujettis doivent y déclarer annuellement leurs consommations énergétiques.
Les obligations spécifiques pour 2025
L’année 2025 marque un tournant décisif avec l’application des premières sanctions en cas de non-conformité. Désormais, les propriétaires et preneurs à bail devront non seulement poursuivre leurs déclarations annuelles, mais aussi prouver la mise en œuvre d’actions concrètes pour atteindre les objectifs.
Le non-respect des obligations expose à un dispositif de “name and shame” (publication de l’identité des contrevenants) et à des amendes administratives pouvant atteindre 1 500 € pour les personnes physiques et 7 500 € pour les personnes morales.
Les acteurs concernés et leurs responsabilités
La mise en conformité implique une collaboration entre propriétaires et locataires. Un plan d’action partagé doit être élaboré, définissant les responsabilités de chacun dans l’atteinte des objectifs. Les bailleurs doivent réaliser les travaux structurels tandis que les preneurs sont responsables de l’optimisation des usages énergétiques.
Les établissements publics ne sont pas exemptés et doivent montrer l’exemple en matière de sobriété énergétique. La réduction des consommations devient ainsi un enjeu collectif pour l’ensemble du parc tertiaire français.
Comprendre la méthode des valeurs absolues pour la réduction énergétique
La méthode des valeurs absolues constitue l’une des deux options offertes par le dispositif Éco Énergie Tertiaire pour atteindre les objectifs de réduction énergétique. Contrairement à l’approche en valeur relative qui impose un pourcentage de réduction par rapport à une année de référence, cette méthode fixe des seuils de consommation maximale exprimés en kWh/m²/an pour chaque typologie de bâtiment.
Principes fondamentaux de la valeur absolue
Cette approche repose sur une logique simple mais efficace : fixer un plafond de consommation identique pour tous les bâtiments d’une même catégorie, indépendamment de leur historique énergétique. Les seuils sont établis selon quatre critères principaux : la catégorie d’activité, la zone climatique, l’altitude et l’intensité d’usage.
L’avantage majeur réside dans l’équité du système. Un bâtiment déjà performant ne sera pas pénalisé par une consommation initiale basse, contrairement à la méthode relative qui demande des efforts proportionnels aux performances passées.
Méthodologie de calcul et référentiels
Le calcul des valeurs absolues s’appuie sur une modélisation statistique des performances atteignables par catégorie de bâtiment. Les arrêtés ministériels publiés depuis 2022 définissent ces seuils progressivement pour différents secteurs d’activité.
Pour déterminer votre objectif en valeur absolue, vous devez identifier :
– La catégorie précise de votre bâtiment (bureaux, commerces, enseignement, etc.)
– Sa localisation géographique et son altitude
– Son niveau d’occupation et d’usage
Ces données permettent d’établir le seuil de consommation maximale autorisé pour votre établissement aux échéances de 2030, 2040 et 2050. La plateforme OPERAT intègre des outils de simulation pour faciliter cette démarche.
Choix stratégique entre valeurs absolues et relatives
Le choix entre les deux méthodes n’est pas anodin. La valeur absolue s’avère généralement plus favorable pour les bâtiments anciens ou énergivores, tandis que les bâtiments déjà performants privilégieront souvent l’approche relative.
Une analyse préalable s’impose donc pour déterminer quelle méthode vous permettra d’atteindre plus facilement la conformité réglementaire à l’horizon 2025 et au-delà.

Différences entre valeurs absolues et valeurs relatives dans le décret tertiaire
Comprendre la différence entre valeurs absolues et valeurs relatives est crucial pour appréhender pleinement le décret tertiaire. Ces deux approches complémentaires déterminent comment votre bâtiment doit réduire sa consommation énergétique d’ici 2025 et au-delà.
La méthode des valeurs relatives : une approche historique
La méthode des valeurs relatives constitue l’approche initiale du dispositif Éco Énergie Tertiaire. Elle impose une réduction progressive de la consommation énergétique par rapport à une année de référence choisie entre 2010 et 2019. Les objectifs sont clairement définis : -40% d’ici 2030, -50% d’ici 2040 et -60% d’ici 2050.
Cette méthode présente l’avantage de s’adapter à chaque bâtiment selon son historique de consommation. Toutefois, elle désavantage les structures ayant déjà entrepris des efforts d’efficacité énergétique avant 2010.
La méthode des valeurs absolues : une innovation réglementaire
Introduite plus récemment, la méthode des valeurs absolues fixe des seuils maximaux de consommation exprimés en kWh/m²/an. Ces seuils varient selon la catégorie du bâtiment, sa localisation géographique et les conditions d’exploitation spécifiques.
Contrairement aux valeurs relatives, cette approche établit une référence commune pour tous les bâtiments d’une même catégorie. Elle offre une vision claire de l’objectif à atteindre, indépendamment des performances passées.
Comment choisir entre les deux méthodes
Le décret tertiaire vous permet de choisir la méthode la plus avantageuse pour votre bâtiment. Si vous avez déjà réalisé d’importantes économies d’énergie avant 2010, la méthode des valeurs absolues sera généralement plus favorable. À l’inverse, pour un bâtiment énergivore disposant d’une importante marge d’amélioration, la méthode des valeurs relatives pourrait être préférable.
Les deux approches convergent vers un même objectif : atteindre un parc tertiaire sobre en énergie d’ici 2050. Vous devrez donc analyser minutieusement votre situation pour déterminer la stratégie optimale de mise en conformité.
Arrêtés valeurs absolues du décret tertiaire : évolutions et implications
Suite à l’analyse des différences entre valeurs absolues et relatives, il est essentiel d’examiner l’évolution des arrêtés qui définissent concrètement ces seuils de consommation énergétique. Depuis 2019, plusieurs textes réglementaires ont progressivement précisé le cadre d’application du dispositif Éco Énergie Tertiaire.
Chronologie des arrêtés sur les valeurs absolues
Le premier arrêté “valeur absolue” a été publié le 10 avril 2020, posant les fondations méthodologiques. Cependant, c’est la série des quatre arrêtés publiés ultérieurement qui a véritablement établi les seuils sectoriels.
L’arrêté I (24 novembre 2020) a défini les valeurs pour les bureaux, l’enseignement et la logistique. L’arrêté II (13 avril 2022) a étendu le dispositif aux commerces et à l’hôtellerie-restauration. L’arrêté III (28 septembre 2022) a couvert les établissements de santé, tandis que l’arrêté IV (18 avril 2023) s’est concentré sur les infrastructures sportives et culturelles.
Implications pratiques pour les acteurs concernés
Ces publications échelonnées permettent aux gestionnaires de bâtiments d’anticiper leurs obligations selon leur secteur d’activité. Concrètement, les valeurs absolues sont désormais établies pour la quasi-totalité des activités tertiaires, avec des seuils spécifiques adaptés à chaque usage.
Pour les bâtiments multifonctionnels, la réglementation prévoit un calcul au prorata des surfaces allouées à chaque activité. Les objectifs s’appliquent ensuite de façon modulée selon les caractéristiques propres à chaque segment du bâtiment.
Perspectives d’évolution jusqu’en 2030
Les arrêtés actuels définissent les objectifs jusqu’en 2030. Toutefois, le ministère de la Transition écologique prévoit déjà des révisions pour renforcer les exigences en vue des échéances 2040 et 2050. Ces futurs ajustements s’appuieront sur les retours d’expérience des premières phases d’application et sur l’évolution des technologies disponibles.
La connaissance de cette chronologie réglementaire est fondamentale pour comprendre quels secteurs et bâtiments sont concernés par ces valeurs absolues, sujet que nous allons maintenant explorer en détail.
Quels secteurs et bâtiments sont concernés par les valeurs absolues
Le décret tertiaire impose des objectifs de réduction énergétique à différentes catégories de bâtiments. Les valeurs absolues représentent des seuils maximaux de consommation à ne pas dépasser. Mais quels sont précisément les secteurs et types de bâtiments concernés par cette approche en 2025 ?
Les critères d’assujettissement au décret tertiaire
Pour rappel, le décret tertiaire s’applique à tous les bâtiments à usage tertiaire dont la surface de plancher dépasse 1 000 m². Cette règle concerne aussi bien un bâtiment unique qu’un ensemble de bâtiments sur une même unité foncière. Les parties à usage tertiaire au sein d’un bâtiment mixte sont également concernées.
Cette obligation touche autant les propriétaires que les preneurs à bail, chacun devant agir dans son périmètre de responsabilité pour atteindre les objectifs fixés.
Les secteurs d’activité spécifiquement concernés
Les arrêtés valeurs absolues couvrent désormais la quasi-totalité des activités tertiaires, réparties en plusieurs catégories :
Les bureaux et services administratifs constituent le premier secteur concerné, avec des valeurs différenciées selon leur localisation géographique et leur période de construction.
Le secteur enseignement est également soumis aux valeurs absolues, avec des distinctions entre écoles primaires, collèges, lycées et établissements d’enseignement supérieur.
Les bâtiments de santé (hôpitaux, cliniques, EHPAD) disposent de leurs propres seuils, tout comme les commerces (grandes surfaces, boutiques), l’hôtellerie-restauration et les équipements sportifs.
Les cas particuliers et exemptions
Certains bâtiments bénéficient de modulations ou d’exemptions. Les bâtiments classés au titre du patrimoine historique peuvent obtenir des adaptations dans leurs objectifs. De même, les sites ayant des contraintes techniques, architecturales ou patrimoniales majeures peuvent demander une modulation de leurs objectifs.
Les bâtiments provisoires et certaines installations militaires ou de défense nationale sont explicitement exclus du dispositif. Les lieux de culte peuvent également bénéficier d’exemptions partielles selon leur statut.

Comment se conformer aux exigences du décret tertiaire en 2025
Face aux échéances imminentes du décret tertiaire, mettre en place une stratégie de conformité efficace devient une priorité absolue pour les gestionnaires et propriétaires de bâtiments. Voici comment structurer votre démarche pour garantir le respect des exigences réglementaires dès 2025.
Établir un diagnostic énergétique approfondi
La première étape consiste à réaliser un audit énergétique complet de votre patrimoine immobilier. Cette évaluation permettra d’identifier précisément vos niveaux de consommation actuels et les écarts par rapport aux valeurs absolues fixées pour votre secteur d’activité.
Programmez cette analyse dès maintenant en sollicitant un bureau d’études spécialisé. Le rapport obtenu constituera la base de votre plan d’action et vous aidera à prioriser les investissements nécessaires.
Élaborer un plan d’action chiffré et échelonné
Sur la base de votre diagnostic, développez une feuille de route détaillée incluant:
Des actions immédiates à faible coût: optimisation des réglages des équipements, sensibilisation des occupants, mise en place d’un suivi énergétique.
Des interventions à moyen terme: remplacement des équipements énergivores, amélioration de l’isolation, installation de systèmes de pilotage intelligents.
Des investissements structurels si nécessaire: rénovation thermique globale, changement des systèmes de chauffage/climatisation, installation d’énergies renouvelables.
Mettre en place un système de suivi et de reporting
La conformité au décret tertiaire implique également une obligation de reporting sur la plateforme OPERAT. Déployez un système de suivi énergétique permettant de collecter automatiquement les données de consommation de vos bâtiments.
Désignez un responsable énergétique chargé de coordonner les actions, d’analyser les données et d’effectuer les déclarations obligatoires. Cette personne sera également le point de contact avec l’administration en cas de contrôle.
N’attendez pas l’échéance de 2025 pour agir. Plus vous anticipez, plus vous disposerez de temps pour échelonner vos investissements et atteindre progressivement les objectifs fixés par la réglementation.
Points clés du décret tertiaire en valeur absolue
Pour naviguer efficacement dans les exigences du décret tertiaire en 2025, voici les éléments essentiels à retenir concernant la méthode des valeurs absolues. Cette approche, alternative à la méthode relative, fixe des seuils maximaux de consommation énergétique par catégorie de bâtiment, indépendamment de l’historique de consommation.
- Objectif : atteindre des seuils de consommation prédéfinis en kWh/m²/an
- Critères d’adaptation : catégorie d’activité, zone climatique, altitude et intensité d’usage
- Secteurs concernés : bureaux, enseignement, commerces, santé, hôtellerie-restauration, équipements sportifs et culturels
- Conditions d’application : bâtiments tertiaires de plus de 1000 m²
- Échéances : objectifs progressifs pour 2030, 2040 et 2050
- Avantage principal : équité pour les bâtiments déjà performants
- Sanctions en 2025 : amendes administratives et dispositif de “name and shame”
Préparez dès maintenant votre conformité énergétique pour 2030
Face aux évolutions constantes du cadre réglementaire, la valeur absolue décret tertiaire représente une approche incontournable pour les gestionnaires d’immeubles soucieux d’anticiper les échéances à venir. Cette méthode offre une visibilité précieuse sur les objectifs à atteindre, permettant d’élaborer une stratégie énergétique pérenne et adaptée à votre patrimoine immobilier.
L’année 2025 marque une étape charnière avec l’entrée en vigueur des premières sanctions. Ne laissez pas votre organisation subir les conséquences d’une non-conformité. Engagez dès aujourd’hui un diagnostic approfondi, établissez votre plan d’action pluriannuel et mobilisez vos équipes autour d’objectifs clairs et atteignables.
Souvenez-vous que la transition énergétique n’est pas qu’une contrainte réglementaire mais représente également une opportunité de valorisation patrimoniale. Les bâtiments performants bénéficient aujourd’hui d’une attractivité accrue sur le marché et d’une réduction significative des coûts d’exploitation.
La conformité aux seuils définis pour votre secteur d’activité n’est pas une option mais une nécessité. Plus vous agirez tôt, plus vous disposerez de flexibilité pour échelonner vos investissements et transformer progressivement votre parc immobilier.

Pour approfondir votre compréhension du sujet des valeurs absolues dans le décret tertiaire
Comment sont calculées les valeurs absolues dans le cadre du décret tertiaire ?
Les valeurs absolues du décret tertiaire sont calculées en fonction de la catégorie d’activité du bâtiment, de sa localisation géographique et de paramètres climatiques, définissant ainsi un seuil maximal de consommation énergétique exprimé en kWh/m²/an que les bâtiments devront respecter d’ici 2030.
Quelle est la différence entre l’approche en valeur absolue et celle en valeur relative dans le décret tertiaire ?
L’approche en valeur absolue fixe un plafond maximal de consommation énergétique à ne pas dépasser (en kWh/m²/an) indépendamment de la situation initiale du bâtiment, tandis que l’approche en valeur relative impose une réduction percentuelle (40% en 2030, 50% en 2040, 60% en 2050) par rapport à une année de référence choisie entre 2010 et 2019.
Quels sont les avantages d’opter pour les valeurs absolues plutôt que pour les valeurs relatives ?
Opter pour les valeurs absolues est particulièrement avantageux pour les bâtiments déjà performants énergétiquement qui auraient du mal à réduire davantage leur consommation en pourcentage, ainsi que pour les propriétaires ne disposant pas de données historiques fiables sur leurs consommations antérieures.
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Le décret tertiaire, ou l’art de concilier obligations et opportunités
S’il existe un texte réglementaire qui a le chic pour faire transpirer les gestionnaires de bâtiments tout en aiguisant leur sens stratégique, c’est bien le décret tertiaire. Les plus avisés l’ont compris : la transition énergétique ne se subit pas, elle s’organise. Les experts du domaine en ont d’ailleurs fait un véritable credo, en aidant les entreprises à tout savoir sur le décret tertiaire et à en tirer profit plutôt que d’en craindre les contraintes.
Le grand défi est de passer de la conformité au pilotage éclairé. Pour cela, ce document n’impose pas seulement de réduire ; il invite à mesurer, comparer et corriger. Les plateformes spécialisées deviennent alors de véritables alliées, qui transforment la donnée énergétique en boussole de gestion. Avec les bons outils de suivi, il devient possible d’ajuster les consommations au plus près des usages réels, d’identifier les dérives et d’éviter la sempiternelle chasse aux kilowattheures perdus. Le tout, sans sacrifier le confort des occupants.
Quand la technique se met au service du bon sens énergétique
Grâce aux capteurs intelligents, à la gestion technique centralisée et aux audits énergétiques dynamiques, les performances des bâtiments deviennent mesurables en temps réel. L’électricité cesse d’être une ligne comptable pour devenir un indicateur de pilotage stratégique. Certains vont même plus loin, en intégrant des systèmes prédictifs capables d’anticiper la météo, l’occupation des locaux ou les pics de consommation.
Ces technologies, encore perçues comme accessoires il y a quelques années, sont désormais au cœur de la mise en conformité. Un plan d’action efficace ne repose en effet pas sur la bonne volonté, mais sur la précision des données. Il faut connaître son patrimoine sur le bout des doigts. Typologie des bâtiments, équipements en place ou encore conditions d’exploitation sont autant de paramètres que les ingénieurs croisent avec les référentiels du décret pour déterminer la trajectoire énergétique la plus réaliste.
Décret tertiaire : vers une nouvelle culture énergétique
L’enjeu du décret tertiaire dépasse la simple conformité. Les bâtiments deviennent des ambassadeurs silencieux de la sobriété énergétique. Derrière chaque kilowattheure économisé, on retrouve une stratégie et une certaine anticipation. Ce mouvement entraîne une nouvelle forme de gouvernance immobilière. Les directions techniques collaborent avec les services financiers, les RH et les utilisateurs. On parle de performance globale, pas seulement de réglementation. C’est là toute la beauté du décret tertiaire : il pousse les entreprises à concilier rentabilité et responsabilité, rigueur et imagination.




